• CECILE LE MEUR

    Humain par nature

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Module 1

La relation thérapeutique

Posture, techniques relationnelles et responsabilité clinique

Intention du module

Ce module vise à former les professionnels de la relation d’aide à une présence engagée, ajustée et durable, capable de contenir l’intensité émotionnelle sans basculer ni dans le sauvetage, ni dans le retrait défensif.

La relation thérapeutique est envisagée comme un espace technique, structuré, nécessitant un entraînement conscient et une vigilance continue.

Ce qui se joue dans la relation thérapeutique

Dans toute relation d’aide, une dynamique de régression peut s’installer. Le patient rejoue, souvent inconsciemment, une relation de type parent / enfant.

Cette dynamique active :

  • des projections,
  • des attentes implicites,
  • des mouvements transférentiels et contre-transférentiels.

Ces phénomènes sont normaux. Ils deviennent problématiques lorsqu’ils ne sont ni repérés, ni travaillés.

Illustration relation thérapeutique

Deux pièges professionnels majeurs

1. Le piège du sauveur

La posture de sauveur apparaît lorsque le professionnel se sent responsable du soulagement, de la réparation ou du changement de l’autre. Elle entraîne :

  • une confusion des rôles,
  • une surcharge émotionnelle,
  • une dépendance du patient,
  • une fragilisation du cadre,
  • une usure accélérée du professionnel.

2. Le piège du retrait relationnel

À l’inverse, certains professionnels se protègent en se coupant de la relation. La distance devient alors un mécanisme défensif.

Cette posture se manifeste par :

  • une neutralité excessive,
  • une technicisation de la relation,
  • un évitement de l’affect,
  • une présence appauvrie.

Si elle protège à court terme, elle nuit à la qualité du lien et au processus thérapeutique.

Trouver la juste position : ni fusion, ni retrait

Le cœur du travail clinique se situe entre ces deux extrêmes. Ce module permet de développer la capacité à :

  • rester en lien sans se confondre,
  • accueillir l’émotion sans être débordé,
  • se protéger sans se couper,
  • tenir le cadre sans rigidité.

Cette position demande un travail conscient de la posture et un entraînement régulier.

Juste position thérapeutique

La relation thérapeutique : une compétence technique

L’écoute est une technique professionnelle à part entière. Elle s’apprend, se pratique et se corrige. Le module travaille notamment :

  • l’écoute active et différenciée,
  • le silence comme outil clinique,
  • la reformulation ajustée,
  • la régulation de l’intensité émotionnelle,
  • la juste distance relationnelle.

La posture du thérapeute est le résultat de ces micro-ajustements techniques répétés.

Transfert et contre-transfert : indicateurs cliniques

Le transfert et le contre-transfert sont abordés comme des phénomènes structurants, des sources d’information clinique et des appuis pour l’ajustement de la posture. Les participants apprennent à :

  • différencier ce qui appartient au patient de ce qui leur appartient,
  • utiliser le contre-transfert comme signal et non comme moteur,
  • revenir à eux-mêmes pour rester disponibles à l’autre.

Posture professionnelle et légitimité

Le syndrome de l’imposteur est fréquent dans les métiers de la relation d’aide. Il est souvent le signe d’une posture insuffisamment consolidée. Ce module soutient :

  • une affirmation professionnelle claire,
  • une confiance ajustée,
  • l’intégration de l’erreur comme élément du processus clinique.

Faire des erreurs fait partie du métier et ne remet pas en question vos qualités professionnelles.

Compétences visées

  • Identifier les dynamiques relationnelles inconscientes à l’œuvre
  • Mobiliser des techniques d’écoute et de présence ajustées
  • Repérer et réguler les phénomènes transférentiels et contre-transférentiels
  • Prévenir les postures de sauvetage et de retrait défensif
  • Maintenir un cadre relationnel sécurisant
  • Renforcer la durabilité de leur engagement professionnel
Module 2

La Thérapie de Couple

Une médiation pour sortir du face-à-face conflictuel

La thérapie de couple vise d’abord à faire baisser la tension pour rendre à nouveau possible une rencontre. Dans ce travail, la posture du thérapeute est spécifique : il occupe une place de tiers médiateur.

Dans un premier temps, les partenaires ne s’adressent pas l’un à l’autre, ils parlent au thérapeute. Ce simple déplacement change profondément la dynamique : la confrontation se suspend, l’écoute devient possible. Progressivement, la communication se transforme, le couple peut alors se rencontrer autrement.

Thérapie de couple

Le principe central du fonctionnement du couple

Un couple se construit en miroir de l’inconscient familial et de la névrose personnelle. Beaucoup de tensions naissent lorsque :

  • des attentes parentales sont projetées sur le partenaire,
  • des loyautés familiales inconscientes prennent le dessus,
  • le couple tente de réparer des manques anciens.

La thérapie permet de distinguer ce qui appartient au passé de ce qui peut être construit ici et maintenant. Le couple peut alors créer son fonctionnement propre.

Le cadre de travail

Le travail proposé s’appuie sur un cadre structuré, en plusieurs étapes, qui permet au couple de :

  • Sortir de l’escalade émotionnelle
  • Prendre conscience des différences de cadres et de valeurs
  • Identifier les projections et attentes implicites
  • Reprendre chacun sa part de responsabilité
  • Élaborer des ajustements concrets

Le thérapeute ne prend pas parti, il garantit un espace où chacun peut exister sans être disqualifié.

Les grandes étapes de l’accompagnement

1. Apaiser la relation

Chaque partenaire est entendu séparément, en présence de l’autre, sans interaction directe. Cela permet de poser la situation actuelle et de retrouver ce qui a nourri le désir d’être ensemble.

2. Comprendre les héritages invisibles

Un travail sur la famille met en lumière les conceptions du couple, les loyautés et les attentes projetées sur le partenaire.

3. Se rencontrer autrement

Des exercices corporels et relationnels permettent d’identifier les territoires de chacun et de poser un face-à-face plus conscient et responsable.

4. Travailler les enjeux concrets du couple

Enfants, sexualité, travail, organisation de la vie commune : les problématiques sont abordées avec une lecture plus claire des enjeux.

5. Ajuster et décider

Les solutions sont évaluées à l’aune de ce que chacun est réellement capable d’offrir, sans idéalisation ni renoncement forcé.

Étapes accompagnement

Une position claire et assumée

La thérapie de couple ne garantit pas le maintien du couple. Elle vise la clarification. Il arrive que le travail conduise à une séparation. Ce n’est ni un échec, ni une faute professionnelle. La responsabilité du thérapeute est de soutenir un processus conscient, pas de sauver le couple à tout prix.

Dates et tarifs sur simple demande par téléphone ou sur le formulaire de contact.

Les prochaines sessions feront l'objet d'une publication dans la rubrique Actualités.

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