De la Psychiatrie à la Psychothérapie

De la Psychiatrie à la Psychothérapie

Une évolution nécessaire

Publié le dimanche 14 mars 2021 à 19h53

Naissance de la Psychanalyse

De manière incontournable, il me faut d'abord vous parler de Freud, tout d'abord psychiatre, le père de la psychanalyse, originellement appelée psycho-analyse.

Cependant, l'étude du fonctionnement du psychisme n'est pas nouvelle. 4 000 ans avant notre ère (chrétienne) Socrate et Platon (son disciple) ont posés les bases de ces réflexions sur ce qu'est l'âme, l'esprit et toutes ces choses si impalpables et inexplicables. Pour la petite histoire, Psyché était une princesse grecque d'une beauté parfaite dont même Aphrodite était jalouse. Dans la mythologie grecque, elle personnifie l'âme. Le mot âme (du latin anima), signifie souffle, respiration. En philosophie, l'âme (aussi appelé esprit) désigne le principe vital ou spirituel qui anime les êtres vivants.

Donc, Sigmund Freud (1856-1939), alors jeune médecin, assiste aux travaux de Jean-Martin Charcot à l'École de la Salpêtrière et montre que certains troubles (comme l'hystérie) ne sont pas dus à des lésions organiques. Il crée ainsi la psychanalyse (quel raccourci ! ). Remettons les choses dans leur contexte. Au XIXème, l'Europe vivait dans un modèle extrêmement patriarcal où la sexualité était un tabou absolu, sous l'influence de la civilisation gréco-romaine et du judéo-christianisme. Et oui, ça fait beaucoup ! J'ai étudié toutes les bases de la psychanalyse et je trouve certaines théories très pertinentes. Pour autant j'ai préféré me tourner vers une méthodologie plus dynamique, moins régressive et surtout moins interprétative car selon moi c'est au patient de faire ses propres liens ou associations.

Si Freud a eu le mérite de faire émerger la notion d'inconscient dans la psychiatrie, c'est vers Jung que va mon admiration pour son travail de recherche sur le processus d'individuation, dont il est bien question en psychothérapie.

L'influence de JUNG

Jung (1875-1961, médecin psychiatre suisse) en s'opposant à Freud, ouvre la psychanalyse avec une conceptualisation de la psyché plus vaste, tirant l'humain vers le haut plutôt que de le cantonner uniquement à ses instincts primaires. Il travaillera beaucoup sur les archétypes et la symbolique, ce que je trouve passionnant ! Mais c'est quoi un archétype ? Je vous donne la définition qu'en fait Universalis : « On appelle archétype un modèle idéal, un type suprême ou un prototype : dans ce sens, les idées chez Platon sont le modèle en même temps que le fondement des choses. […] C'est un psychanalyste, Jung, disciple dissident de Freud, qui a répandu l'usage de ce terme à partir de 1912 et qui lui a conféré valeur technique dans sa psychologie de l'inconscient. Pour Jung, tous les inconscients individuels s'enracinent dans un inconscient collectif qui leur est commun ; cet inconscient enferme des types originels de représentations symboliques, qui sont des modèles de comportement. Ce sont ces types, inhérents à la nature humaine, corollaires psychiques des instincts biologiques, que Jung dénomme archétypes. Parce qu'ils sont, dans l'homme, une sorte d'a priori de l'espèce sur le plan mental (comme le sont les instincts sur le plan vital), il n'est pas étonnant qu'on les retrouve chez les individus les plus différents, chez les peuples les plus éloignés, sans influence mutuelle. De leur côté, les morphologues des religions (Van der Leeuw, Eliade) adoptent la notion d'archétype pour désigner les symboles fondamentaux qui servent de matrice à des séries de représentations. Au sens large, l'archétype est l'image primordiale, l'image mère, celle qui alimente les images « personnelles » et qui les nourrit à partir d'un même fonds « archaïque », qu'exploitent mythologies et religions. » Les contes, les romans, les films se nourissent d'archérypes, ce qui explique souvent leur succès.

La psychanalyse évolue encore, avec notamment Donald Winnicott (1896-1971, pédiatre et psychanalyste britannique) mon psychanalyste préféré ! C'est lui qui nous parle de la « mère suffisamment bonne » ainsi que du « faux-self » auquel on s'identifie inconsciemment. Le faux self, c’est comme une construction de nous-même, à laquelle on croit. C'est la façon dont on se représente mais qui n'est pas nous ! C'est le Moi adapté, et s'adapter, c'est ce que nous passons les vingt premières année de notre vie à faire au cours de notre construction. Et ce « moi adapté », ce moi de survie continuera d'exister aussi longtemps que nous n'aurons pas pris conscience de nos propres besoins, de nos propres désirs, de nos propres aspirations. Ça vous parle ? De ce premier mouvement naîtront les psychothérapies psychanalytiques ou d’orientation analytique.

La dimension corporelle s'introduit enfin dans la psychanalyse avec Wilhelm Reich (1897-1957, psychiatre et psychanalyste). Si Freud disait que le corps est le lieu du refoulé, Reich développe des techniques thérapeutiques en agissant sur le corps car sa théorie nous dit que les émotions refoulées se transforment en tensions physiques. La somatothérapie s'inspirera de Reich et de ses successeurs. Et dire que tout cela nous semble tellement évident aujourd'hui !

La Psychothérapie Humaniste et Existentielle

Puis apparaîtra le mouvement humaniste et existentielle avec Abraham Maslow (1908-1970) et Carl Rogers (1902-1987), ci-dessus. L'approche centrée sur la personne et la prise en compte du besoin de réalisation et de transcendance enrichira l'approche thérapeutique de façon décisive. En effet, être guéri ou aller « bien » ne suffisent pas à se sentir complet, entier et libre.

A venir....    La psychologie transpersonnelle

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